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Voir, découvrir, connaitre et partager

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Connaitre et découvrir le Monde à deux, pour un tour du Monde il n'y a pas d'âge.

2 mois après !

Publié par Patrick et Annie Bernier sur 17 Août 2022, 17:06pm

Voilà plus de deux mois que nous sommes arrivés à Maurice. Nous avons, dans un précédent article, donné nos impressions au bout de quinze jours. Que pensons-nous maintenant que le temps a passé ?

D'abord, il nous a fallu intégrer que Maurice n'a rien à voir avec la Polynésie française où nous avons vécu deux ans et demi. Ni au niveau de la population, ni au niveau des paysages. Tahiti, la "perle du Pacifique" n'a rien de commun avec Maurice, la "perle de l'Océan Indien". Venir ici en s'imaginant retrouver un peu de la Polynésie aurait été une erreur. Les îles de Polynésie, hormis les Tuamotus qui sont des atolls, sont des îles hautes. La vie est présente le long des côtes, pas au centre, même si, malheureusement, la montagne, notamment à Tahiti, est de plus en plus attaquée pour implanter toujours plus d'habitations. Pas de plage sur ces îles, mais présences de motus près de la barrière de corail où les polynésiens vont se détendre et se baigner (voir nos articles sur la Polynésie). Ici, à Maurice, l'île contient quelques petites montagnes, mais elle est habitée dans sa totalité, sur la côte, mais aussi sur les plateaux du centre. Les plages (nous y reviendrons) bordent pratiquement tout le littoral. Mais pas de motus près de la barrière de corail. Pas même de corail dans le lagon, ce qui est encore très différent de la Polynésie. Ne cherchez pas les poissons ou les beaux fonds sous-marins, vous n'en trouverez pas sauf à prendre un bateau qui vous amènera près de la barrière de corail.

Nous apprenons à connaitre aussi la population. Là encore, rien à voir avec la Polynésie. Nous l'avions signalé dans un article sur la Polynésie, les différentes communautés cohabitent mais ne se mélangent que très peu. les Polynésiens ont leur culture et sont, dans l'ensemble assez loin des préoccupations "occidentales". La Terre (le fénua), la mer, le soleil, ..., c'est ça l'important. La réussite, l'argent, passent en second.

A Maurice, pas de peuple "originel". L'île était inhabitée et s'est peuplée de colons et d'esclaves. Les différentes cultures se sont donc accumulées les unes après les autres, se mélangeant parfois, mais restant très distinctes les unes des autres. L'une des grandes phrases qui nous est sortie régulièrement est : "Ici à Maurice, nous sommes tous mélangés, Hindou, créoles, chrétiens, musulmans, expats, ... et tout se passe très bien dans le respect de chacun.". Sauf qu'à écouter les uns et les autres, ce n'est pas aussi simple, notamment entre créoles et hindous. On y reviendra dans un autre article. Mais ce qui prime ici, c'est l'argent avant tout. Jusqu'à essayer de rouler dès que possible son interlocuteur, surtout du côté créole. La méfiance est de mise dans tous les échanges. Un peu moins si vous dîtes que vous êtes résident de Maurice. Le tourisme est beaucoup plus développé qu'en Polynésie, la distance et le prix du voyage n'étant pas les mêmes. Et n'oublions pas que nous sommes en Afrique (bien qu'à moitié en Indes par la population) et que l'occidental est celui qui a l'argent. On le reçoit très bien, mais il faut lui faire dépenser son argent !

Nous découvrons chaque jour les mystères de la conduite mauricienne. Dangereuse, imprévisible, incohérente (pour nous), et à gauche ce qui ne nous facilite pas la tâche. La prudence est de mise à tout moment, même quand vous êtes seul sur la route. Aucun trottoir ici, les piétons sont sur le bord des routes et on risque sans cesse de les heurter sur les routes étroites. Les véhicules s'arrêtent n'importe où sur le bord des routes, créant des situations de dépassement compliquées. Les bus roulent à des vitesses folles qui font peurs. Les "codes" de conduite nécessitent du temps avant d'être assimilés. Exemple : Un véhicule en face s'arrête et vous fait un appel de phare signifie qu'il va vous couper la route pour tourner ! ça fait tout drôle au début ! Après, on s'habitue ! Si on vient en touriste sur quelques jours, privilégier les taxis ou les transports publics est peut-être préférable !

Chaque jour nous pestons contre les lourdeurs administratives dans toutes circonstances. Ce pays ploie sous la bureaucratie ! Pour la moindre démarche (et nous en avons fait beaucoup), il faut des tonnes de documents. Encore un exemple. Pour avoir le permis résident, il a fallu ouvrir un compte en banque. Il fallait beaucoup de papiers, mais nous étions accompagnés et tout c'est bien passé. mais le compte n'a pu être ouvert qu'à mon nom. Il fallait attendre mon visa pour faire la demande pour le "dépendant" (en l'occurrence la femme) et, une fois ce sésame obtenu, retourner à la banque pour que le compte soit aux deux noms. Il a fallu quatre fois pour que ce soit possible ! On vous dit qu'il manque tel ou tel document, vous revenez avec ... et il en manque encore ! C'est désespérant ! Vous faites quelquefois deux heures de queue pour qu'on vous dise que ça ne va pas !

Maintenant que nous avons réalisé toutes les démarches administratives à Maurice, nous respirons, mais il nous faut maintenant affronter l'administration française (impôts, versement des retraites, sécurité sociale et mutuelle) et nous nous attelons à ce volet de l'expatriation !

Nous nous installons progressivement dans notre nouvelle vie, sans regret, en apprenant chaque jour. Encore une fois, nous nous sommes éloignés de notre zone de confort pour nous enrichir de nouvelles expériences. Nous commençons à connaître quelques personnes (nous sommes même sortis en soirée salsa avec des amis), nous commençons à connaître un peu l'île, le beau temps revient et ça sent le printemps. 

 

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