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Voir, découvrir, connaitre et partager

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Connaitre et découvrir le Monde à deux, pour un tour du Monde il n'y a pas d'âge.

PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)

Publié par Patrick et Annie Bernier sur 13 Septembre 2018, 08:23am

La Polynésie s'étend dans le Pacifique de l'Île de Pâques (qui appartient au Chili ) à l'est, à Hawaï au Nord (États Unis ), la Nouvelle Zélande à l'est et la Polynésie Française au Sud.

Certaines îles sont désormais totalement indépendantes (Fidji une partie des Samoa....), d'autres sont sous domination anglaise (Pitcairn), Néo Zélandaises (Cook) .....

La Nouvelle Calédonie et le Vanuatu ne font pas partie de la Polynésie.

A l'occasion de notre périple dans le pacifique nous nous sommes rendu compte que la vie et la culture dans ces îles sont différentes d'une part du fait de leur éloignement entre elles et d'autre part elles sont marquées culturellement par les pays dominateurs. Nous avons aussi constaté de nombreuses constantes.

La Polynésie Française est composée de cinq archipels : les Iles de la Société dont les Îles du vent (Tahiti, Moréa, Tétiahora, Moana ..) et les Îles Sous le vent ( Raïatéa, Taha'a, Bora - Bora, Huahine, Maupiti ...); L'archipel des Tuamutu; l'archipel des Gambiers; l'archipel des Australes et les Îles Marquises.

Le statut de la Polynésie Française est un POM (pays d'outre mer ).

Les lois sont celles de la France en ce qui concerne l'éducation (avec de plus en plus d'enseignants Polynésiens, la totalité dans le premier degré et de plus en plus dans le secondaire). Il y a maintenant une IUFM à Tahiti.

C'est aussi le cas pour ce qui concerne la défense et la santé.

Pour le reste le pays a ces propres lois. Il y a une assemblée et une présidence.

Le peuple Polynésien est très attaché à sa culture. Il en a été interdit ainsi que de sa langue lors de la colonisation que l'on appelle ici "évangélisation".

La reprise en main d'une partie de la gestion de la vie polynésienne par les polynésiens eux mêmes a permis à nouveau l'expression de cette culture.

Elle est revendiquée et affirmée de façon très nette lors du grand événement qu'est le HEIVA.

Ces festivités ont lieu tous les ans au mois de juillet sur toutes les Îles de Polynésie Française, elles sont organisées et prises en charge par les communes qui investissent beaucoup d'argent pour la réussite de ces événements. Elle s'exprime sous forme de concours dans les différents domaines de la vie de ces Îles.

Coprah, confection de couronnes, de fleurs, de compositions florales, danse, chant, porter de pierres etc...

Les règles d'organisation et de participation sont très strictes.

Les gagnants des concours sont récompensés en numéraire.

PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)

J'ai pu participer à un concours de danse cette année. C'était sur l'île de Raïatéa (ile sous le vent). Sur la commune de Taputapuatéa, dans un groupe du quartier d'Avéra. Ce groupe appelé "Tamarii Iriru " du nom du motu situé juste en face du quartier.
Les règles de ce concours comme j'ai pu les comprendre par mes observations et les explications que l'on m'a données suite à mes questions sont les suivantes :
    -    Il y a des un concours enfants, un concours jeunes et un concours Mamas. Je ne sais pas s'il existe un concours papas ou un concours mixte adulte, en tout cas il n'y en avait pas dans le cadre du Heiva de Taputapuatéa. Le concours Mamas est réservé aux femmes quelque soit leur âge à partir du moment où elles ont un enfant.
    -    Il faut obligatoirement habiter la commune.
    -    Chaque groupe doit être constituer d'au moins 25 personnes.
    -    Chaque groupe choisit un thème, cela peut-être une légende du pays, une préoccupation  ( protection de la nature, la condition de la femme.....).
    -    Dans le cadre de ce thème chaque groupe doit présenter un certain nombre de danses très codifiées. 
    -    L'orchestre composé de percussions, guitares, ukulélé, choristes accompagne le spectacle.
    -    Les chants, musiques et chorégraphies sont préparés en étroite collaboration spécifiquement pour chaque présentation et en fonction du thème.
    -    Tout d'abord la prestation débute par un " Oréro ". C' est la présentation de ce qui va suivre. Ce passage entrée en matière est très émouvant. Le ton est toujours très solennel, on nous fait, là, entrer dans le vif du sujet, c'est tout de suite prenant. Une seule personne récite cet " Oréro". Là ce sont les qualités oratoires qui sont mises en avant. Le public est d'emblée captivé. Les très jeunes enfants sont entraînés à ces exercices. Il sont impressionnants lors de ces prestations. Il m'a été dit que n'importe qui ne pouvait pas dire n'importe quel "Oréro". En particulier lors de présentation de légendes. Il faut être natif de l'Île d'où provient la légende pour être autorisé à la dire.
    -    Puis commence le spectacle de danses à proprement parlé. 
    -    Tout d'abord l'entrée en piste avec salutation au public, aux officiels, au jury.
    -    Ensuite différents types de danses. Très lentes que l'on appelle "Aparima" chantées par les danseurs. Il faut apprendre les chansons. Les gestes accompagnent les paroles. Il y a des choristes dans l'orchestre et les instruments sont guitares et ukulélé. Ce sont des moments très touchants qui font appel à la sensibilité.
    -    Il y a des danses beaucoup plus rapides sur les percussions que l'on appelle " Otéa ". Ce sont des démonstrations de force. Dans ces deux types de danses les chorégraphies sont libres mais plus il y a de déplacements mieux c'est.
    -    Les " Hivinau " et " Paoa " se dansent aussi de façon rapide, de façon concentrique avec une partie de l'orchestre au milieu (des percussions). Ces moments sont plus " tribals " avec des cris répétés.
    -    Les groupes enfants doivent faire une présentation de 25 mn, les mamas 30 mn et les jeunes 45 mn.
    -    Chaque participant doit confectionner son costume. Souvent la participation d'un membre de la famille nécessite l'investissement de tout la famille en particulier pour la fabrication du costume.
 

PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
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PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)

Ce qui fait qu'un groupe remporte le concours lorsque tous ces critères sont respectés , c'est le rendu général. La cohérence entre le choix du thème, les chorégraphies, les chants, les danses, les costumes, l'émotion qu'il s'y dégage, l'ambiance, la communion avec le public, son adhésion etc...

Il est a noté que les groupes de jeunes ont un changement de costume et doivent obligatoirement faire une partie du spectacle en costume entièrement végétal.

Il leur est d'ailleurs demandé par le jury d'expliquer le choix de leurs costumes et le rapport avec le thème.

Chaque groupe désigne aussi son meilleur et sa meilleure danseuse pour concourir en individuel. Là se sont les qualités techniques qui sont mises en avant

Les règles peuvent être quelques peu différentes d'une commune à l'autre. Par exemple ici on devait danser dans le sable ce qui n'est pas toujours le cas.

Quelle expérience que de participer à un tel événement. Je l'ai vécu au jour le jour allant de surprise en étonnement.

J'y ai vécu des moments forts. Des liens se sont tissés.

Le thème choisi était la condition de la femme à travers les âges. Notre costumière et chorégraphe a particulièrement bien réussi à mettre ce groupe de 48 femmes en valeur à travers les danses, les chorégraphies, les costumes. Le public a adhéré immédiatement et un jeu s'est instauré entre le public et les danseuses.

Une impression de force, une cohésion, une joie de vivre se dégageait de ce groupe. Nous avons remporté le concours . Nous avons été demandé pour des prestations sur les autres communes de l'île. Cela a permis de prolonger la complicité dans le groupe.

Ces festivités impliquent toutes les familles des îles. Peu de Polynésiens n'y participent pas. Il y a toujours un membre de la famille qui participe à tel ou tel concours. Les concours de danses sont certainement ceux qui impliquent le plus de personnes et sur un temps très long.

 

PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (fin)
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