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Voir, découvrir, connaitre et partager

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Connaitre et découvrir le Monde à deux, pour un tour du Monde il n'y a pas d'âge.

PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)

Publié par Patrick et Annie Bernier sur 22 Août 2018, 03:50am

Roïna doit présenter le gala de son école de danse à Uturoa fin de semaine suivante  donc on va commencer doucement mais après attention ça va pas rigoler , on va s' entraîner et répéter tous les jours ou presque.. .


On s'est vu durant les 10 jours suivants à 2 ou 3 jours d' intervalles à la salle omnisport du quartier d' Avéra de Taputapuatea.
A chaque rendez vous un peu plus de femmes que la fois précédente. Femmes de tous âges( je crois quand même que j'étais la plus àgée ) et de toutes conditions du quartier  très populaire d'Avéra. N' importe quelle femme peut participer au concours si elle habite Avéra et qu' elle est maman
Pour moi ça collait, nous gardons une maison sur Avéra et pour les enfants....
Ce fut pas mal compliqué pour moi. Nous n"avions qu' un mois pour être prêtes.
En danses polynésiennes il y a les pas avec le bas du corps, le haut et les épaules ne bougent pas, je ne sais pas si vous avez remarqué  mais le bas ça bouge bien et c'est très physique.  Les gestes avec les bras qui racontent l'histoire. Quelques fois suivant le type de danse on chante aussi en dansant. Mais comment raconter l'histoire avec les gestes quand on ne comprend pas la langue et que l'on doit chanter.


Et les pas c'est très physique rien à  voir avec tout ce que j'avais pu apprendre jusque là.
Et puis c'était un concours et les chorégraphies sont très importantes donc beaucoup de déplacements.
Ça faisait beaucoup. Je me suis accrochée.
Je rentrais des 2 à 3 heures de répétitions quotidiennes épuisée.
Patrick venait régulièrement assister aux répétitions pour filmer afin que je puisse aussi travailler à la maison.
 

Nous avons travaillé avec un groupe de 48 femmes, notre chorégraphe, l'orchestre qui accompagne toujours le groupe de danseurs et les choristes.
Nous étions 3 popa'a (étrangères)dans le groupe, une jeune femme employée à la mairie vivant en Polynésie depuis 15 ans et qui n'en était pas à son premier Heiva, une jeune professeure des écoles dans sa première année de contrat qui avait suivi les cours de Roïna toute l'année et participé au gala.
Les répétitions avaient lieu dans une salle omnisport ou un préau d'école.
Ambiance bonne enfant comme toujours ici.
Toujours des spectateurs, les voisins, les voisines, les enfants, les maris, les amis. On nous filmait, on nous encourageait.
A force de travail ça rentrait. Je faisais travailler ma mémoire, je regardais sur les autres. Je me demandais bien comment elles faisaient pour apprendre aussi vite alors que je ramais tant. Mais quelle évidence c'était leur culture, leur langue, leur histoire alors que pour moi tout était si étranger. Je dois aussi préciser que si un certain nombre de femmes du groupe avaient suivi des cours de danses ce n'était pas le cas de la majorité, mais elles  dansent en famille ou avaient aussi participer au Heiva les années précédentes. Certaines m'ont dit avoir appris en regardant à la télévision.

PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)
PARTICIPATION AU CONCOURS DE DANSE DU HEIVA DE TAPUTAPUATEA (3)

En Polynésie la danse et la musique tiennent une place très importante dans la vie quotidienne. Toute la population est réellement concernée par la concervation et la réapropriation de la culture des anciens et ces moyens d'expression y tiennent une place de choix.
J'ai travaillé  mais j'ai été très aidée,épaulée, encouragée par le groupe. J'ai demandé à me faire traduire les paroles et que l'on m'explique bien les gestes qui vont avec toutes ces paroles.
Notre chorégraphe savait parfaitement où elle allait. C'était très rassurant. Elle avait une façon de travailler particulière. Je n'avais vu une telle pratique. Elle avait un grand cahier sur lequel elle dessinait ses chorégraphies. Chacune de nous portions un numéro et elle nous déplaçait sur son cahier puis dans le réel.

Préparation de la chorégraphie sur le cahier de la Prof.
Préparation de la chorégraphie sur le cahier de la Prof.
Préparation de la chorégraphie sur le cahier de la Prof.
Préparation de la chorégraphie sur le cahier de la Prof.

Préparation de la chorégraphie sur le cahier de la Prof.

Très décidée, ferme, sûre d'elle, d'une grande expérience dans le milieu de la danse, ancienne instit. Elle a tenu compte de chacune, de ses possibilité, de ses difficultés de ses désirs aussi. Elle nous encourageait et nous soutenait et percevait bien les limites de chacune.
Le groupe a vite avancé. Une semaine avant le jour prévu pour la présentation au concours nous présentons notre prestation au jury. Il s'agit pour lui de faire le point avec nous surtout voir si nous sommes bien dans les critères du Heiva.
Tout c'est très bien passé ce jour là. Nous avons eu les encouragements du jury.

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