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Voir, découvrir, connaitre et partager

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Connaitre et découvrir le Monde à deux, pour un tour du Monde il n'y a pas d'âge.

Heiva : Ce n'est pas que de la danse !

Publié par Patrick et Annie Bernier sur 5 Juillet 2017, 19:04pm

Le Heiva de Raiatea s'étale sur un bon mois. Les spectacles de chants et danses sont un émerveillement dont nous ne nous lassons pas. A ceux des écoles de danses de Uturoa, la ville principale de l'île, se succèdent ceux de Taputapuatea (la deuxième ville sur les trois que compte l'île). Là, ce ne sont plus les écoles, mais des groupes de personnes (associations, ...) qui se présentent. La qualité technique est un peu moindre, mais costumes, dynamisme et amour des traditions sont au rendez-vous. Un régal.

 

Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
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Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
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Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !

Plusieurs autres concours méritent attention car ils représentent l'âme profonde du peuple polynésien. Ils peuvent sembler désuets, et pourtant ils ne sont que le prolongement de la vie quotidienne.

C'est le cas du concours de coprah.

La floraison du cocotier produit une drupe, un fruit vert qui contient une noix et pousse en grappes de cinq à plus de dix selon la variété, à l'aisselle des branches. La noix est entourée d'une enveloppe fibreuse épaisse de cinq à quinze centimètres appelée mésocarpe. Sous cette enveloppe, se trouve une mince coque brune très dure, qui renferme l'albumen - un liquide translucide un peu blanchâtre qu'on appelle eau de coco et qui se transforme en chair au fur et à mesure de la maturation du fruit. C'est la noix proprement dite ou coprah.

La récolte du coprah est une part importante des revenus des polynésiens. Au hasard de nos rencontres, certains nous ont clairement dit que "sans travail, il reste cette possibilité pour se faire quelques revenus".

Pa’aro ha’ari (concours de coprah). Il s’agit là d’ouvrir, en un minimum de temps, des noix de coco entières, à en extraire entièrement la pulpe, et les stocker dans le sac prévu à cet effet et à nettoyer l’emplacement. Chaque concurrent se présente avec ses outils : pa’aro (instrument de décorticage), parahira’a (tabouret) facultatif ; opa’hi (hache) ; pute (sacs de coprah). Trois catégories d’épreuves : individuel homme : 50 noix ; équipe de 2 ou 3 hommes : 150 noix ; équipe femmes : 100 noix. Il s’agit d’une épreuve de vitesse.

Pour pouvoir concourir, il faut obligatoirement avoir une couronne sur la tête, un collier et un paréo.

Amora’a ofai (lever de pierre) consiste à lever le plus rapidement possible depuis le sol jusqu’à l’épaule, à la stabiliser en position debout et en équilibre avec une seule main au contact de la pierre, et cela pendant un certain temps. Les catégories : femme 60 kg ; léger 80 kg ; moyen 100 kg ; lourd 120 kg ; super lourd 140 kg et extra lourd 150 kg. Les poids des athlètes variant de 55 à plus de 121 kg. Les 40 ans et plus soulèveront 80 kg.

Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !
Heiva : Ce n'est pas que de la danse !

Le concours de confection des couronnes et colliers de fleurs est l'un des deux concours (avec celui de constitution de bouquets de fleurs et de umetes de fruits) qui ravit le plus d'un point de vue visuel et olfactif. Des dizaines de fleurs tropicales et exotiques de toutes les couleurs accompagnées de feuilles sont assemblées les unes avec les autres sur un support végétale pour former de formidables couronnes et colliers. Emerveillement devant tant de beauté et d'habileté. De véritables artistes !

Ces artistes, nous les retrouvons pour ce concours de bouquets de fleurs et de umetes (plat en végétal : écorce, taillé dans un tronc, bambous, ...) de fruits.

Tout doit se réaliser avec ce que l'on trouve sur l'île. Et nous découvrons des fruits que nous n'avons jamais vus et que nous n'avons jamais goûtés ! Il y a une quarantaine de fruits différents sur l'île, de toutes couleurs et de toutes formes. On se fait un plaisir de nous les montrer et de nous donner leur nom ... que nous n'avons pas retenus ! Toujours cette gentillesse et cette amabilité des polynésiens. De plus, il sont très sensibles à l'intérêt que l'on porte à leurs coutumes et à leur Terre. 

D'autres concours ont eu lieu auxquels nous n'avons pas pu assister : Le lancer de javelot (il faut toucher une noix de coco perchée en haut d'un mat de 20 mètres), courses de porteurs de fruits, courses de pirogues.

Le Heiva va maintenant être suivi d'un autre festival qui regroupe les vainqueurs de toutes les îles sous le vent. Nous y reviendrons certainement car nous comptons bien en profiter un maximum ! 

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