Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Voir, découvrir, connaitre et partager

Voir, découvrir, connaitre et partager

Connaitre et découvrir le Monde à deux, pour un tour du Monde il n'y a pas d'âge.

Ciego de Avila

Publié par Patrick et Annie Bernier sur 4 Octobre 2016, 19:16pm

Ciego de Avila

Ciego de Avila. Petite ville de province à l’écart des « tours opérators». Une étape dans notre périple jusqu’à Santiago. Sans plus. Nous avions décidé d’y rester une journée, plus pour ne pas enchaîner les « journées kilomètres » que pour la ville, que les guides et les touristes ignorent complètement.
Bref, on arrive en début d’après midi, les yeux et la tête encore tournés vers le paradis que nous venons de quitter. Comme d’habitude, accueil chaleureux à la casa, chambre très « kitch », pas très grande, mais suffisante. Un garage pour la voiture (à Cuba, si la voiture reste dans la rue, on vous propose de la surveiller pour qu’il ne lui arrive rien, moyennant finances bien entendu et vous n’osez pas refuser, on ne sait jamais !). Tranquille jusqu’aux dîner.
Et puis on décide d’aller faire un tour. Une rue piétonne, du reggaeton à fond dans les bars, et on arrive devant un bâtiment, la Casa de la Cultura. Un coup d’œil à l’intérieur et on aperçoit quelques adolescentes répéter quelques passes de salsa sous la direction d’un prof. Coup d’œil intéressé, on s’approche d’un panneau qui annonce une représentation des élèves de cette Casa de la Cultura dans quelques instants. Le reggaeton fait place à une salsa, l’occasion pour nous de danser sur le trottoir devant les passants étonnés.
Le spectacle commence par quelques jeunes qui viennent l’un après l’autre chanter devant le public réuni dans la rue. Sympa. Et puis une vingtaine de jeunes filles entre en scène et font une rueda particulièrement dynamique. Les chansons reprennent, nous repartons, contents d’avoir assisté à ce spectacle dans la rue, résultat du travail des élèves de cette maison de la culture. Nous pestons car, pour une fois, pas de téléphone ou d’appareil photo pour immortaliser cette soirée.
Depuis notre départ de La Havane, nous mesurons encore plus comme cette ville est bruyante. Même en pleine ville, ici, comme dans nos étapes précédentes, les nuits sont calmes.
C’est un dimanche matin à Cuba. Il fait beau et chaud comme tous les jours. Apres le petit déjeuner, nous allons nous promener en ville. Nous sommes à quelques blocs de la place centrale et nous voulons essayer de nous connecter à Internet. En arrivant sur la place, de la musique nous attire. C’est un orchestre et c’est le début de plusieurs heures intenses qui feront de cette journée un souvenir fantastique.
L’orchestre joue du jazz et autres musiques. Nous reconnaissons quelques standards du genre. Il est installé dans une allée ombragée du parc et un public attentif est présent, assis sur les bancs ou debout.

Nous voulons donner quelques nouvelles par internet, le parc est un lieu de réception wifi, nous essayons de nous connecter. Utiliser internet dans la rue est l’ habitude ici. Sinon, il faut aller dans les grands hôtels internationaux, mais ils ne sont pas présents partout. Au son de la musique de jazz, Annie bataille avec Facebook et je renonce très vite tant la connexion est mauvaise.
Je me dirige alors vers une rue d’où provient une musique lyrique moderne d’un groupe européen dont le nom m’échappe. Sur la chaussée se produisent une dizaine d’acteurs dont le corps est recouvert, de la tête aux pieds, d’un maquillage « terre ». Tout au ralenti, ils jouent un « drame » romain. Sublime. De très grande qualité. Là encore, le public, nombreux, sous un soleil terrible, suit avec attention la scène. Puis, le spectacle terminé, chacun retourne à ses occupations du dimanche.

Ciego de Avila

Les spectacles de rue sont terminés, on continue l’exploration de la ville. Un théâtre se présente. On jette un œil à l’entrée car nous avons vu sur le guide que le théâtre de cette ville possède un très bel escalier en marbre. Visiblement, ce n’est pas celui là. Mais la personne qui est à l’entrée nous invite à pénétrer. Nous entrons et une ouvreuse nous mène dans la salle et nous invite à nous asseoir. Une pièce de théâtre se déroule, en costumes. C’est, vu la réaction du public, une pièce comique. Nous restons peu de temps et nous repartons en expliquant que nous ne comprenons pas l’espagnol.

Il y a un autre théâtre, nous nous y rendons. Les portes sont fermées. Pourtant un bruit de percussions provient de l’intérieur. Nous faisons le tour et trouvons une porte ouverte surveillée par une jeune femme. Elle nous explique qu’il s’agit d’auditions de groupes. Annie demande s’il est possible de jeter un coup d’œil. Pas de problème. On entre par les coulisses où des danseurs se préparent et nous pénétrons dans la salle. Sur scène, un groupe de jeunes en costumes dansent aux sons de percussions et chants « africains ». Une merveille. Renseignements pris, il s’agit d’une session d’évaluations d’étudiants en fin d’études. Dans le cursus scolaire, il y a une matière artistique obligatoire (peinture, chant, danses, théâtre, …) et nous assistons aux évaluations, en présence des familles et amis. Extraordinaire. Plusieurs numéros se suivent dans la bonne humeur, l’enthousiasme, la qualité … et le joyeux bazar Cubain ! Les gens nous regardent, nous abordent gentiment. Un après midi inoubliable.

Les évaluations terminées, nous repartons, tout étonnés d’avoir pu assister à ces prestations.
Nous chemin nous mène devant la casa de la Cultura. De la musique traditionnelle, on regarde. C’est un après midi dansant. Chez nous, on dirait « bal à papa ». Des couples de personnes âgées dansent des chachachas, boléros, salsas sans avoir jamais pris de cours. Le plus simplement, en restant sur place.
On remarque notre intérêt. Une femme nous aborde et nous invite à entrer. Elle nous amène auprès de celui qui semble être le responsable et qui donne son accord pour que nous restions. On nous apporte des sièges plus confortable et on installe, un peu intimidés par tous ces gens qui nous regardent. Et puis, c’est un chachacha qui retentit. Il faut bien se lancer et, sous les regards des cubains, nous dansons à la française. La danse finie, nous sommes applaudis et félicités chaudement. Nous sommes adoptés. On vient nous embrasser et nous serrer la main. C’est un peu plus décontractés que nous dansons notre « casino » qui n’a rien à voir avec leur salsa ! On nous félicite encore, on nous demande où nous avons appris à danser car eux n’ont jamais appris. Et puis Annie est entraînée à danser par un participant à cette soirée. Présentation traditionnelle par un petit tour en se tenant par le bras (on a prêté un éventail à Annie), et c’est une salsa à la cubaine. Il y aura ensuite un chachacha. Il faut s’adapter, cela n’a rien à voir avec ce qu’on à appris. J’en fais moi-même l’expérience en invitant une cubaine. C’est compliqué.

Il nous faut quitter nos nouveaux amis qui nous font des signes touchants d’au revoir, car le lendemain il faut reprendre la route.
Un journée exceptionnelle, loin des circuits touristiques et loin de ce qu’on nous vend sur la danse à Cuba.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents